Histoire

Le musée Bin Kadi So Un lieu de sociabilité, de pédagogie et de perfectionnement

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Le ministre de la Culture et de la Francophonie de Côte d’Ivoire a inauguré, le 22 octobre, à Abidjan dans le quartier chic de Cocody, l’espace réhabilité par Marie Josée Hourantier avec l’appui de mécènes et sponsors. Le lieu, le Bin Kadi So, traduisez «La maison de l’harmonie parfaite», à Cocody, à cheval entre la Cour suprême et l’hôtel Ivoire, est connu des initiés de l’art, sous toutes sers coutures, depuis plus de deux décennies. Car, l’enseignante et artiste Marie Josée Hourantier, y a établi son laboratoire avec sa troupe, le Bin Kadi théâtre. C’est en ce lieu que se mature le fameux festival annuel «Arkadi».

C’est encore en ce lieu, qu’avec le soutien de partenaires et mécènes, étatiques et privés, que Marie Josée Hourantier a établi le musée d’arts contemporains éponyme. Le ministre de la Culture et de la Francophonie, Augustin Kouadio Komoé, est venu, officiellement, porter sur les fonts baptismaux le «Musée d’arts contemporains Bin kadi So». La maitresse des lieux, face aux férus d’arts et culture, a soutenu que la vocation de cet espace est de «créer un lieu de sociabilité, d’initiation pédagogique, de perfectionnement des critiques d’art, de rencontres et d’échanges des acteurs des arts». Une posture qui agrée à l’assentiment du ministre de la Culture et de la Francophonie. Qui, en réalité, a œuvré à «l’identification et au classement de l’espace au rang de musée d’arts contemporains».

Dans un chorus, presque parfait, le représentant du gouvernement et ses hôtes ont tenu à remercier le ministre des Mines et de l’Énergie, Léon Emmanuel Monnet, fournisseur, entre autres appuis, de la connexion électrique pour une année; Gogui Théophile, directeur général de la Société de gestion du patrimoine de l’État (Sogepie) pour la concession du site, patrimoine régalien; le directeur général du Bureau national d’études techniques et de développement (Bnetd), Ahoua Don Mello, pour la maitrise d’œuvre; la Fondation Orange Côte d’Ivoire Telecom pour l’acquisition du fonds muséal et bien d’autres opérateurs privés.

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L’édifice bâti sur environ 1 ha est un bâtiment R+1, composé de plusieurs compartiments où sont exposées environ deux centaines de pièces originales de peinture, sculpture, design… Il comprend aussi un studio aménagé pour le séjour d’artistes itinérants, un théâtre de verdure, une paillote pouvant servir à des ateliers, tables rondes et autres activités de formation et de récréation. Entre autres signatures estampillées au bas des cimaises, l’on note N’ Guessan Essoh, N’ Guessan Kra, Annick Assémien, Chérif Souleymane, Chafik, Monné Bou…
Toutes choses qui feront dire au Dr Yao Koffi, artiste et enseignant à l’Université d’Abidjan Cocody que «le Bin Kadi So, situé en plein cœur de la capitale économique, lui redonne toute sa place culturelle et s’érige comme la voie et la voix de l’art contemporain».